Quelques extraits de courriels. Un plaisir et une satisfaction à partager.
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Jean batiste( Avril 2008)
Sans être un adepte des sports nautiques et plus particulièrement de la voile, je parcours régulièrement votre site et vos journaux, car la qualité rédactionnelle qui s'y attache, mais surtout l'émotion qui s'en dégage sont un souffle du large vivifiant. J'aime la façon dont vous parvenez à dégager des sentiments et à nous les faire partager. Et l'on discerne en filigrane l'attachement que vous apportez aux rapports humains au sein de votre équipage, et j'ai vraiment aimé votre conclusion sur chacun d'eux lors de votre dernier périple. Sans contexte vous nous livrez un bel exemple de générosité et d'amour.
Et je suis d'autant plus peiné de lire que la symbiose ne s'est pas opérée pour ce dernier équipage.
Mais vous en faites très bien l'analyse encore une fois.
Je ne peux que vous souhaitez de recouvrer tout votre enthousiasme et de continuer à nous faire vibrer, nous pauvres terriens engoncés dans nos brouillards quotidiens.
Jean Batiste de Versailles.- Une petite remarque. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous sur la façon dont vous avez perçu les manifestions contre la flamme olympique. Peut-être en reparlerons-nous en aparté.
Marie Thérèse( Avril 2008)
Bonjour Monsieur Marcus
Et puis pas de salamalec, vous êtes en Tunisie, cela tombe bien. Ce sera Marcus. Je suis une mamie, je ne dis quand même pas mon âge. J'y connais rien au bateau et j'habite en Alsace. Mais depuis que mon petit fils suis vos aventures, je me suis aussi mise a faire internet. C'est pas facile avec vos clics, mais je suis bouleversée a la lecture de vos écrits. Comme on aimerait qu'il y ait beaucoup de gens comme vous qui font voyager nos jeunes et leur donne du plaisir. Mon petit fils vous a écrit, je sais pas si il y une réponse. Mais alors comme vous racontez bien ces histoires. je comprends pas tout mais je vois que vos jeunes sont heureux et moi ca fait plaisir que de les voir trainer dans la rue. Je connais tous les gamins dans le bateau de la derniere année. Ca m'a fait beaucoup rire et surtout, comme vous l'appeller tito . Je voudrais vous dire merci et que vous continuez à faire ca pour nos jeunes.
Marie Thérèse
Jon ( Mars 2008)Coucou,
Un petit message pour dire que je ne vous ais pas oublié, je vous souhaite un bon vent pour cette nouvelle expérience, je suis un peu pris par le travail en ce moment, mais je pense a vous tous les jours, je repense à mes premier jours sur Camerone. Je vois sur cet excellent site que vous êtes remué un petit peu pour les premier jours, ca fait les pieds (marins) comme on dis.
Bon vent à tout l équipage, prenez soin de vous et de notre capitaine favoris.
Marcus, pardon de pas avoir écris avant, mais je jure que je pense a toi souvent, prend soin de l'équipage et de Camerone, je t écris mes aventures rapidement pour que tu saches ce que je deviens.
Prend soin de toi, grosses bises.
Un équipier qui t'aime.
Jon
2J ( Mars 2008)Apparemment un vent fort favorable d'environ 20 nœuds devrait vous éloigner de Gruissan vers de nouvelles aventures. Source : weatheronline bien sûr !Profitez-en !2J
Tito ( Mars 2008)
Merci beaucoup cap'tain pour ces quelques jours à bord de Camerone qui ont été, comme toujours, un appel au voyage et une bonne dose de bonne humeur.
En attendant votre retour, je naviguerais sur alavoile.net...
Un grand bonjour aux équipiers, je vous souhaite à tous les trois un beau voyage, de belles nav, des mouillages paradisiaques, de belles rencontres, et d'excellents apéros, joyeux, heureux et modérés comme Camerone a su si bien nous en offrir !!!!!!
Prends bien soin de toi et du bateau
A très bientôt
Tu vas me manquer
Tito
Bénédicte ( Mars 2008)
Cap Marcus. C'est rafraichissant de parcourir vos récits dans les journaux du site. Ce que vous relatez avec efficacité et humour, en nous faisant partager vos émotions est un réel plaisir pour nous et un moment de rêve dans nos petites vies souvent moroses et ternes où vous le dites fort justement se déroulent entre la télé reality et la politique spectacle affligeante.
Bien entendu et comme vous le dites: "beaucoup en rêve mais bien peu font le pas supplémentaire". Et je continuerai à rêver en lisant assidument vos aventures.
Ce que vous apportez à vos équipiers est unique et beaucoup de navigateurs devraient s'en inspirer au lieu de proposer des embarquements pour des équipiers qui ne sont de fait que du charter payant.
Je voudrais que l'aventure de votre voilier et de vos expériences soient connues de tous.
Encore merci pour ce souffle de fraicheur et de générosité.Bénédicte.
St PriestLaurent (Mars 2008)
Tout d'abord je tiens à vous dire que c'est avec un immense plaisir que j'ai lu le récit de votre tour de méditerranée 2007. Ce partage d'émotions, d'expérience est une formidable aventure humaine. Et je ne peux que penser que vos jeunes équipiers auront été marqués par cette belle aventure. Et que celle ci contribuera à la construction de leurs vies "d'Homme".
JB (janvier 2008)... "je croyais que c'était une Aventure et en réalité c'était la Vie"... J Conrad
... Merci de continuer partager cette Vie avec nous en 2008 !
JB
JAMES (janvier 2008)" Bonjour Marcus,
J'ai parcouru un carnet de voyage qui ressemble plus à une leçon de vie, d'amour et d'une passion profonde. Je suis vraiment très très impressionné.
James. "
Equipier TITO (Mars-Aout 2007)" Ma vie lyonnaise se déroule tranquillement, un peu nostalgique cependant de mes beaux jours à bord, je dévore toujours autant Moitessier (à quand la thèse ??) et maintenant je lis "voiles et voiliers" en comprenant tous les mots techniques !!!
Ta présence et notre carré tout plein de convivialité me manquent souvent souvent souvent.
A bientôt, bon vent"
Tito..
" Bonjour Cap'tain
Voilà, décembre et la folie de Noël ont fini par nous retomber sur la gueule, comme chaque année, avec son lot de "fausse bonne humeur" mélangée à un brin de nostalgie. Les rues de Lyon sont pleines de passants qui se cachent dans des gros manteaux de fourrure alors que l'hiver, ça existe même plus, ils font la gueule les bras chargés de saloperies qu'ils mettront au pied du sapin un matin; les grandes enseignes sont aux anges, elles peuvent ouvrir leurs portes sept jours sur sept pendant un mois; les étudiants essayent à nouveau de rallumer les braises d'une révolution qui ne daigne plus s'enflammer: ils se trompent de combat et le mouvement sombre rapidement dans la débilité puis dans l'oubli; dommage les gars, faudra qu'on pense la prochaine fois à discuter sur le fond de la loi qu'on réfute, avant de se battre pour savoir si on doit ou pas bloquer les universités. Finalement les étudiants voyant leurs examens arriver à grands pas, et le mauvais temps s'installer dans les villes de France, ils retourneront dare-dare se blottir au fond de leurs amphis crasseux, tout près du radiateur, et laisseront la loi Pécresse finir d'achever l'université française !!
La vie continue quoi !! Et moi et bien je me rends compte qu'il y a neuf mois j'embarquais sur un bateau, je larguais pour la première fois les amarres de mon beau voilier, et je partais voir ailleurs, ailleurs, ailleurs. Ailleurs dans les autres pays, ailleurs dans ma tête, ailleurs dans toutes mes relations, ailleurs dans ma manière d'aborder le monde. Et neuf mois plus tard j'enrage dans ma fac humide, avec un goût amer, un sentiment bizarre de n'être pas vraiment parti, de n'avoir eu qu'un aperçu du vagabondage, juste le droit de goûter, pour voir comment c'est... Mais on m'a remis dans ma fac, après m'avoir laissé quelques mois goûter les délices de la vie du vagabond, le plaisir du gamin qui joue avec le vent et avec son voilier, qui joue avec les mers et avec les rencontres, on m'a replongé dans une vie d'étudiant, banale, sans saveur mais avec une sacrée odeur d'emmerdement.
Et le matin je me vois, mon sac sur le dos, marcher bêtement vers des salles de cours bondées, où de savants professeurs s'évertuent à faire de moi un savant, un savant de je ne sais quoi, alors que moi je monte des plans gargantuesques sous mon bureau pour me barrer, avec si possible un voilier, pis un alu de préférence, pour aller voir la glace !!!...
Enfin voilà, je joue à un petit jeu depuis maintenant trois mois et demi, et reconnaissons-le, ça m'amuse plutôt : je me suis fixé comme objectif de terminer ma licence avant de transformer mes rêves en projet, je me suis, et moi seul, mis en tête que ce que j'étudiais était intéressant (c'est souvent vrai); j'ai une vie à Lyon très agréable pour un jeune de mon âge, et plutôt facile; mais je refuserais absolument toujours de l'admettre, si je veux un jour être en mesure de repartir vagabonder. C'est une bataille entre moi et moi-même, une bataille je crois utile pour ne pas éteindre la petite flamme qui s'est allumée sur Camerone, sur la méditerranée...
Dans un tout autre sujet, le dernier article de la rubrique "libre opinion", celui du Monde, m'a fait un peu peur. Je me demande vraiment qui rencontrera-t-on en mer dans quelques années? Seront-ce uniquement les patrons et les quelques salariés qui peuvent se payer un OVNI à 250000 euros? Et les autres? Et les p'tits rêveurs qui en bavent plusieurs années pour faire naître et mettre en place un projet qu'ils imaginent riche en terme de culture, d'humanisme et de rencontres, ceux-là je me demande sérieusement comment ils vont se débrouiller pour acquérir leur coquille de noix. Et la gueule qu'ils vont faire, quand ils s'apercevront qu'un mât est devenu un élément de décoration du voilier, pas question d'y mettre des voiles, ça gênerait la bonne marche du moteur. Quand je pense au Spitsberg en voilier, moi, j'y vois une grande aventure humaine, des sensations, un contact omniprésent avec la nature. J'ai bien peur de me retrouver, si un jour je vais me balader là-bas, au beau milieu d'un "porto cervo" enneigé.
Je vais avoir du boulot pour garder mes yeux de gosse fasciné..."Tito
Equipier BATISTE (Mai- Juillet 2005)
"Salut Marcus!
Alors on est arrivé?!
M.... oui, on est arrivé depuis 10 jours...Je ne m'y fait pas...
Camerone me manque...ainsi que tout ce qui allait avec...
Je vais me répéter, mais j'ai passé à son bord 2 mois (tient! c'est marrant, si on n'enclenche pas la majuscule pour écrire le "2" de "2mois" ça fait "émois") qui resteront longtemps gravés dans ma mémoire... Merci pour tout"
Bat
"Ce voyage m'a marqué et m'a changé aussi... (ce n'est pas moi qui le dit). En tout cas, il m'a ouvert l'esprit et forcé à l'autocritique.
J'ai pris conscience de certaines de mes qualité, mais aussi de certains mes défauts, en particulier dans mes relations avec les autres. Et même si ca ne peut pas se faire du jour au lendemain, je travaille et espère m'améliorer doucement. En d'autres termes je me connais mieux. Je me sens plus serein et plus fort. Merci encore."
Batiste
Equipier PILOU (Septembre 2004 -Févier 2005)
"Voila, je ne sais pas comment te remercier car comme je te l'ai déjà dit, tu es LA personne qui m'a permis de vivre ces 2 formidables expériences, chaque jours j'ai appris et j'ai énormément change. Aujourd'hui j'ai une autre vision du monde et souvent je me rappelle lorsque j'ai répondu a cette annonce sur le net, j'espérais tant ! Je peux te dire que 'je suis allé au delà de tout et ce n est pas fini."Pilou
Equipier JON (Mars-Aout 2007)"J'ai moi aussi fait le point sur ce voyage, qui reste une des meilleures choses que j'ai faite dans ma vie. Ce voyage a été pour moi
une formidable opportunité de réaliser un rêve: celui de voyager pour voyager, sur un bateau au contact d'un
univers dont je suis amoureux qui est celui de la mer. Ca m'a aussi permis de rencontrer des gens formidables,
je suis très heureux d'avoir pu faire ta connaissance, je pense que tu resteras dans mon coeur pour un long
moment. Tu m'as permis de réaliser un rêve et pour cela je ne te dirais jamais assez merci, car dans la vie
il est une chose importante à faire c'est de suivre ses rêves. Je n'ai pas encore pris le temps de reprendre contact
avec Tito et Maël, ce que je ne tarderais pas à faire.
Comme promis je repasserai te voir vers la fin du mois je pense, pour te rapporter tes draps et quelques vivres
de chez moi pour ton prochain voyage, nous aurons le temps de discuter plus longuement j'espère que pendant
les derniers jours que j'ai passé à bord de Camerone.
A bientôt Marcus, encore merci pour tout, je t'embrasse fort, prend bien soin de toi."
JON