UN EXTRAIT DE NOTRE JOURNAL DU BORD DE SEPTEMBRE  2004

Dimanche 12 septembre 2004.

Le petit port de Gruissan sommeille encore alors que les goélands débutent leur ballet aérien au dessus du ponton où nous nous activons pour notre départ.
A huit heures, la proue de Camerone fend doucement en silence l’eau grise argentée de la méditerranée.
Cap vers le sud et le petit port de Collioure aux portes de l’Espagne. Notre grand voyage débute.

A 16h que nous mouillons devant le port. Un vent du large creuse une houle qui rend notre mouillage agité.

Mais le soir venu, le vent tourne et notre houle disparaît nous procurant ainsi un agréable amarrage.

Une foule nombreuse déambule sur le quai et les petites rues de la ville.
Nous trouvons rapidement un point de connexion internet. Il nous est cependant difficile de nous expliquer avec le prestataire, car celui-ci ne parle qu’espagnol. Les talents linguistiques de Pilou, nous permettent enfin de connecter notre micro-ordinateur portable indispensable pour la mise à jour de notre site.

Lundi 13 septembre.

Nous quittons Collioure et les côtes françaises. Un petit vent contraire réduit notre allure. Vers midi, nous passons au large du cap creu. Célèbre pour ses coups de vent et que l’on est satisfait lorsque la poupe de Camerone s’en éloigne.
14h, le vent forci au fur et à mesure que l’on pénètre dans la baie de Rose (Rosas). Il nous faut réduire la grand’voile. Puis autour de la voile d’avant que l’on enroule. Nous avançons face au vent sous des rafales de soixante dix kilomètre heure.
Nous jetons l’ancre entre la grande plage et la digue du port de Rose. Le vent a encore forci. Camerone tire très fort sur son amarre. Notre orin (Bouée pour repérer l’emplacement de l’ancre) n’est plus visible. Une forte houle accentue la tension sur la chaîne de l’ancre. Marcus et Guillaume s’affairent autour du mouillage. Tiendra t-il sous une telle pression du vent ? Les rafales se font plus fortes. L’amortisseur d’amarre prévu pour amortir les à-coups de l’ancre se distend sous les coups de boutoir du vent et de la houle. Marcus inquiet, inspecte régulièrement la tension sur notre chaîne et s’assure que le bateau reste bien ancré.

Le soleil tombe à l’ouest au dessus des collines de Rose. Et le vent semble s’acharner sur notre bateau qui danse de plus en plus sur l’eau grise.

Marcus continue de tourner entre la table à cartes et la proue de Camerone. Nous avons déjà eu une escale houleuse, mais jamais avec une telle force du vent.
A 18h nous contactons la capitainerie du port et sollicitons une place à un ponton.

C’est avec un certain soulagement que nous nous amarrons au port à l’abri du vent.

14 septembre 2004
Le vent du nord nous contraint à prolonger notre séjour. Devant le prix prohibitif de l'amarrage dans le port(60€) nous quittons le ponton pour reprendre notre mouillage devant la plage.
Nous consacrons cette journée à la visite de la ville, en particulier ses halles et sa vente à la criée de poissons.

15 septembre 2004
Nous quittons notre mouillage avec quelques difficultés. Une grosse corde c'est emmêlée dans notre chaîne. Le vent est encore très vigoureux. Nous devons très vite nous rendre à l'évidence, les conditions pour naviguer sont trop mauvaises. La matériel souffre ainsi que l'équipage. Nous regagnons notre mouillage.

16 septembre 2004

Le vent souffle toujours fort dans la baie quand nous quittons le mouillage que nous avions pris durant ces derniers jours.

Pour la première fois, nous naviguons avec le minimum de voilure. A savoir, pour les spécialistes : La grand’voile arrisée au troisième ris, et le tourmentin.
La méditerranée se montre à nouveau changeante. Nous arrivons à proximité de la ville de Blanes pour notre mouillage nocturne à l’aide du moteur .

17 septembre 2004

Un courant favorable et un souffle régulier pour nos voiles, nous poussent en fin d’après midi dans ce qui fut le port olympique de Barcelone.
Tout est neuf. Tout est beau.
Des infrastructures fonctionnelles nous accueillent.
Les formalités sont rapidement effectuées auprès d’un personnel compétent.
Nous débarquons nos trois VTT et partons à la découverte de cette grande ville catalane.

18 septembre 2004.

Nous consacrons cette journée à investiguer les rues pittoresques et animées de l’ancienne cité olympique. Quelques achats, après la montée difficile jusqu’au jardin botanique qui domine la ville et le grand port commercial.
Puis nous consacrons l’après midi à la visite de l’inachevée et exceptionnelle construction de la cathédrale de la Saggrada Familia.
On ne peut rester indifférent devant ce qui constitue un exploit architectural. De cette cathédrale, dont la construction débute en 1854 on ne semble pas en voir l’achèvement.

19 septembre 2004.

Nous effectuons les préparatifs pour notre départ pour les îles Baléares.
En fin d’après midi, nous quittons le port olympique et mettons le cap au 137°. Le vent souffle. La mer est agitée. Nous avons une bonne allure. Les milles s’accumulent.
Minuit, Pilou assure le quart déjà depuis 21 heures. Les côtes espagnoles ont disparu depuis longtemps. Le vent est tombé. Pas le moindre souffle d’air dans nos voiles qui pendent désespérément abandonnées.
Marcus qui vient de prendre la relève met le moteur en fonctionnement. Nous filons un petit cinq nœuds. Les voiles sont affalées.

20 septembre 2004

Le vent est toujours absent. Le moteur poursuit son ronronnement lancinant. Malgré ce bruit perturbant, le jeune Pilou poursuit son sommeil dans sa cabine, alors que le grand Guillaume fait chauffer l’eau dans la bouilloire pour le café.
La mer se fait houleuse.
La journée se poursuit au rythme du moteur et du balancement de Camerone sous les effets de la houle.

Le soleil tombe à l’horizon sur une mer vide et agitée. Un cri dans le cockpit. C’est Pilou.
- C’a y est. J’en ai un.
Nous nous précipitons à l’arrière pour voir Pilou qui enroule énergiquement sur son dévidoir le fil de pêche que nous traînons depuis quelques heures.
- Qu’es ce qui ce passe, interroge Marcus, inquiet ?
- J’ai un poisson, répond Pilou tout excité.
En effet, au bout du fil Guillaume décroche un superbe maquereau de près d’un kilo.
Le repas du soir est maintenant constitué, car en quelques minutes c’est trois autres maquereaux qui rejoindront la glacière du bord.
La nuit est tombée. Nous distinguons depuis quelques heures le phare de cap Cavalleria à l’extrémité nord ouest de l’île de Minorque.
Guillaume à l’avant, repère à l’aide du projecteur de bord les rochers qui affleurent. Après avoir louvoyé entre les récits de la côte, nous posons notre ancre Delta dans la cala de Puerto Nitgé. Nous nous couchons.

21 septembre

Le soleil vient d’apparaître à l’horizon et nous fait découvrir la petite baie dominée par le grand phare de Cavalleria maintenant éteint. Pilou trouve une ressemblance avec les paysages Irlandais. La côte est découpée de falaises recouvertes d’une fine couche de végétation.
L’annexe est mise à l’eau. Une petite route déserte nous mène jusqu’au vieux phare implanté dans une enceinte fortifiée.
Du haut des falaises nous découvrons la côte ciselée de Minorque et ses nombreuses criques.
De retour à bord, nous levons l’ancre pour une courte étape.
Une brise légère gonfle nos voiles, mais une très forte houle fait gîter de bâbord à tribord notre voilier.
Pilou est à la barre et contre les creux de plus de quatre mètres qui tendent à nous mettre en travers de la vague.
L’aide de la cartographie numérique du PC nous permet de situer l’entrée étroite du chenal de la cala Addaya que nous abordons avec prudence. Le balisage est précis mais il ne faut pas s’en écarter et se rapprocher des rochers affleurant proches.
La petite calanque s’enfonce sur plusieurs kilomètres à l’intérieur de l’île. Au fur et à mesure la mer devient moins tumultueuse jusqu’à s’apaiser totalement lorsque nous jetons l’ancre devant la digue du petit port. Une dizaine de bateaux pour la plupart battant pavillon britannique sont à l’anse.
Les gestes à bord de Camerone sont rodés. Chacun s’active sur sa tâche. Pendant que Pilou et Guillou se rende à la capitainerie d’Addaya, Marcus chauffe le four pour la cuisson du rôti de ce soir.

22 septembre

Les prévisions météorologiques recueillies sur notre site Internet par une connexion avec le modem GPRS sont confirmées. Un vent très fort fait claquer le pavillon espagnol que nous arborons dans la mature. Nous apercevons à l’embouchure de la cala les vagues écumantes se jeter sur les rochers.
Nous sommes sereinement encrés. Les journées au mouillage se ressemblent. Visite au super marché du lieu s’il en existe un. Quelques travaux d’entretien. Puis rédaction des journaux personnels.
Le déjeuner copieux est pris dans le cockpit à l’ombre du taud.
Une courte sieste permet de récupérer une nuit que la houle rend souvent inconfortable.
En fin d’après midi, pendant la baignade dans les eaux turquoise, notre groupe électrogène de 2,5Kva recharge en moins de deux heures les batteries du bord.
Quand le silence revient, Guillaume fait résonner les cordes de sa guitare de sons mélodieux.
Nous dînons vers vingt heures dans le carré en écoutant France-Info diffuser les nouvelles sur notre poste à bande latérale.
Puis chacun prend une rapide douche. Car il faut à la fois économiser l’eau et l’électricité.
Enfin, le silence et l’obscurité se font à bord. Seul un feu de mouillage au mat indique la présence de Camerone.
L’équipage s’est endormi.

23 septembre 2004

Nous quittons Addaya en début de matinée. Les voiles sont bien gonflées. Nous bénéficions d’une houle favorable.
Les activités s’organisent.
Marcus effectue quelques vérifications sur le moteur. Guillaume passe quelques coups de pinceau d’huile sur son vélo qu’investit la rouille. Le jeune Pilou est déjà plongé dans la rédaction de son journal de bord.
Les voiles de Camerone nous poussent à cinq nœuds vers le mouillage de ce soir.
Nous ne sommes pas surpris quand en fin d’après midi le peu de vent qui persistait dans nos voiles s’essouffle puis disparaît.
Nous jetons l’ancre dans une petite crique bien abritée. L’eau est transparente. L’on aperçoit notre ancre six mètres plus bas bien accrochée dans le sable. Nous ne sommes pas seul sur ce mouillage, un cata espagnol et un monocoque français partagent aussi de cet agréable endroit.
Quelques baigneurs profitent aussi des attraits d’une petite plage de sable jaune. Des barques de pêche dansent au rythme régulier de la houle.
Les gestes sont dorénavant connus dès la fin du mouillage. Après la vérification rapide sur le bateau du gréement, du moteur, le ferlage des voiles, Marcus contrôle la bonne tenue de notre ancre. Pour cela, l’aide du GPS est précieuse. En effet, sa précision nous permet de savoir si le bateau se déplace et éventuellement dérape sur son mouillage.
Généralement, une baignade conclut la journée. Pilou et Guillaume équipés de masque et de palmes, effectuent quelques incursions dans le monde sous marin.
La nuit tombe chaque soir un peu plus tôt. C’est donc sous le halo d’une lampe à diode que nous dînons dans le cockpit.
Avant de rejoindre sa couchette, Marcus effectue les derniers contrôles. Pas un souffle de vent, une simple brise frise l’eau argentée qu’éclaire la lune de son premier quartier. La nuit est étoilée, et la constellation de la grande ourse nous indique l’étoile polaire.

24 septembre.

Le jour est à peine levé sur la cala casas que nous hissons la grand’voile pour quitter silencieusement notre emplacement.
Nous atteignons Ciudadéla en fin d’après midi. Nous privilégions comme l’indique notre carte, un petit mouillage à quelques encablures du port de la capitale de Minorque. Nous sommes seuls, ancrés aux pieds de superbes villas blanches de style victorien. Pilou et Marcus effectuent une rapide reconnaissance du lieu. Mais nous attendrons demain matin pour une visite de la ville.
Vers 19h Camerone s’agite sur sa chaîne qui se tend et se raidit sous l’effet du vent du nord.
Nous établissons notre emploi du temps pour le journée de demain.
Tout d’abord le matin un avitaillement au supermarché local, puis visite de la veille ville l’après midi.
Il est vingt et une heures, Guillaume dort. Marcus prend une douche. Pilou sur le pont contemple la lune qui se montre déjà sur l’horizon. Marcus sort de la douche une serviette autour des reins, alors que Pilou descend les marches du cockpit.
- Dis moi Marcus, C’est normal que nous soyons aussi près des rochers ?
Marcus réfléchit quelques secondes.
- Je ne sais pas ce que tu entends par si près des rochers, mais le vent a tendu notre amarre, et il est normal que nous ayons bougé sur notre position.
Notre skipper ne semble pas toutefois convaincu de la réponse qu’il vient de donner. La pénombre cache sa perplexité.
- Tu ne crois pas que tu devrais regarder rétorque Pilou ?
- D’accord on va vérifier.
Marcus monte sur le pont avec pilou. Il ne peut retenir un juron.
Effectivement, la jupe arrière de Camerone n’est qu’à quelques mètres des premiers rochers de la côte.
- Tout le monde sur le pont. Notre ancre a décroché. Marcus vient de gueuler. Le vent s’est encore renforcé.
Guillaume à peine réveillé n’a que le temps d’enfiler ses gants de manœuvre. Le moteur tourne. Le bateau avance difficilement vers son ancre. Il faut s’éloigner rapidement de la côte et de ses rochers menaçants.
Éclairés par la lune, nous quittons notre emplacement pour un autre mouillage repéré cet après midi. Mais après deux tentatives d’accrochage de l’ancre, il faut nous rendre à l’évidence, avec un tel vent nous ne pourrons pas mouiller. Nous n’avons d’autres possibilités que de pénétrer dans le petit port pour trouver un abri. Leur seul emplacement disponible est le ponton de la pompe à carburant. Malgré la présence de vieux pneus qui en frottant sur notre coque laissent de longues traces noires, nous sommes rassurés d’avoir pu accoster.
Il est vingt trois heures. Demain sera un autre jour.

25 septembre

La mer est grosse, le vent souffle en tempête. Nous espérons qu’aucun bateau ne viendra effectuer son plein. Car nous serions bien embêtés pour quitter ce ponton.

Comme c’est l’habitude, notre seconde préoccupation après la sécurité du bateau, c’est de remplir notre frigo, car il y a à bord trois gros appétits.
La ville de Ciudadéla et sa citadelle se révèlent très typiques. Les ruelles étroites bordées de maisons aux murs blancs sont baignées de fraîcheur et de douceur.
Nous passons aussi une heure chacun devant une console dans l’unique cybercafé.
Pilou comme à son habitude, frappe fébrilement sur les touches du clavier. Marcus navigue sur les pages des sites météorologiques, pendant que Guillaume consulte nonchalamment son courrier électronique.

26 septembre.

Les conditions météorologiques sont toujours exécrables. Les prévisions prévoient toutefois une amélioration en fin de soirée.
C’est pourquoi nous lâchons notre ponton vers quinze heures trente.
Dès le phare franchi, nous sommes confrontés aux éléments déchaînés. Notre anémomètre indique des vents de six et sept sur l’échelle de Beaufort et des rafales de quarante nœuds. La mer est très grosse comme l’indiquerait le bulletin de la météo marine.
Le ciel est opaque et semble se confondre avec la teinte verdâtre de la mer, ce qui donne une atmosphère lugubre.
Marcus interroge l’équipage.
- Vous constatez comme moi que les conditions de navigations sont mauvaises, et que de plus la mer devrait encore se creuser à l’approche du cap Pera. Je crois raisonnable de regagner le port quand nous le pouvons encore.
Pilou approuve tout en exprimant son regret de ne pouvoir avancer compte tenu du retard que nous avons accumulé. Guillaume acquiesce sans commentaire.
Il est dix sept heures, nous avons rejoint la station service.

27 septembre

Les couleurs du ciel n’ont pas changé. Le vent soutenu, parcourt la mer en formant de grosses vagues écumantes.
Puisque les renseignements météorologiques confirment une amélioration, nous quittons pour la seconde fois notre ponton.
Nous sommes tous les trois dans le cockpit, capelés. Nous avons aussi enfilé nos combinaisons étanches. C’est de nouveau la confrontation avec les éléments marins. Camerone escalade avec souplesse ces murs d’eau.
Nous atteignons le cap Peira en fin de matinée. Nous voyons arriver les grosses vagues formées par la houle. Alors que nous doublons le cap, comme un signal, les flots se calment, la houle s’atténue, le vent se fait moins violent.
Les milles s’accumulent doucement sur le compteur. Le soleil revenu, tombe maintenant doucement à l’ouest. Nous atteignons la cala de Leina dans l’île de Cabrera pour la nuit.

28 et 29 septembre

Il fait à peine jour quand Guillaume accroche notre ancre devant la grande et célèbre plage d’Ibiza. Pour le moment, pas de musique électronique ni de jeunes danseurs endiablés.
Une chaude matinée se dessine dans le ciel dégagé. Camerone se balance seul fièrement à quelques centaines de mètres du sable de la plage.
Sac sur le dos, nous sommes très tôt à la recherche de notre avitaillement. A notre grand étonnement, nous découvrons aux portes de la ville un magasin discounter de la célèbre marque allemande qui affiche des prix comparables à ses prix français.
Le cœur de la ville d’Ibiza est préservé de toutes constructions modernes et un garde un cachet pittoresque à l’image de Ciudadela. Nous passons une grande partie de l’après midi à visiter sa citadelle mise en valeur par la reconstitution de scènes historiques à l’aide de figurines.

30 septembre

A quelques milles d’Ibiza, nous gagnons un mouillage devant une belle plage de sable jaune au nord de l’île de Formentera. Plusieurs voiliers nous ont devancés. L’eau bleu transparente nous invite à la baignade. Cet endroit de la côte de Formentera est dépourvu de toute construction. Seule pousse une courte végétation d’épineux.
Nous nous prélassons allongés sur le pont. Quelques goélands viennent quémander leur repas.
Pilou nous interpelle brusquement en nous montrant sur la plage une petite colonne d’humanoïdes vert. Intrigués, nous constatons qu’il s’agit d’hommes et de femmes qui se sont entièrement recouvert le corps d’une boue verte.
Nous sommes gagnés par la curiosité. Après avoir débarqué sur la plage, nous suivons les traces laissés par nos hommes verts qui nous conduisent au travers de la lande sablonneuse jusqu’à une petite mare boueuse malodorante. Guillaume toujours en quête d’expériences nouvelles s’assoit nu dans la boue et s’enduit entièrement le corps de cette glue visqueuse. Marcus et pilou volontaires un temps pour suivre l’exemple de leur équipier renoncent très vite à cette thalassothérapie à la vue de la carapace de boue qui commence en se séchant à se craqueler sur le dos de Guillaume.
Nous ne serons pas quelles sont les propriétés bénéfiques de cette bourbe. Après qu’il eut retiré avec difficulté son corset, nous n’avons constaté aucun changement notable sur le corps de Guillaume.

 

Diaporama du voyage en atlantique 2004-2005

Visionnez les diaporamas (téléchargement des fichiers, patientez.....) Il faut disposer du lecteur de Microsoft

Minorque(Baléares)IbizaTénériffe(canaries)Graciosa(Canaries)Mindéllo (cap vert)La vie à bord
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Guillaume à la barre