 |  | De Gruissan à Bodrum : 4500 milles à la voile
Naviguer en mer méditerranée présente des spécificités propres qui doivent être prises en compte pour l'établissement de l'itinéraire et des escales si l'on veut que les voiles soient le moyen de propulsion principal du bateau. Bien entendu, tout que j' écrirais sur notre itinéraire ou sur nos escales pourrait être considéré pour les lecteurs plaisanciers comme des truismes. Et mes conclusions et mes constats sont faits à partir de notre altérité : Six mois pour effectuer ce voyage, un équipage hétérogène et des équipiers jeunes. Le regard que l'on a est aussi fonction de la période à laquelle l'on est passé.
Je réserve ensuite les détails techniques des escales pour un site Internet à venir.
Premièrement, Un constat Qui sont les plaisanciers que l'on rencontre le plus fréquemment ?: Des équipages formés de couples quadragénaires (maris et femme !), mais aussi des équipages de "jeunes retraités". Où vont-ils ? : Dans les marinas et les ports aménagés, ainsi que dans une moindre mesure les mouillages forains. Que font-ils ? : La durée de leur voyage dépasse rarement quelques mois. Ils ne parcourent que de courtes distantes entre deux escales et généralement de jour. Ils restent plus d'une semaine sur leur lieu d'escale. Louent un véhicule et visitent l'intérieur des terres. Évitent autant que faire ce peut de naviguer par vent fort établi. Privilégient l'utilisation du moteur du bord que de faire des bords à la voile.
Deuxièmement, une conclusion rapide sur les escales dans les pays abordés:
Celle ci se fait à partir des paramètres suivants :
Une constante : Un voilier a besoin régulièrement de se ravitailler en eau, de recharger ses batteries s'il n'est pas suffisamment autonome dans ce domaine, et de s'avitailler en vivres frais. Et donc il doit régulièrement s'amarrer à un ponton. Et cela à un prix. Et celui-ci est très différent selon le pays où l'on se trouve. Pour exemple* : Au mois d'août pour un voilier de 13m une place en marina coûte : 58 € en Corse, 65 € en Sardaigne, 8 € en Tunisie, 11€ en Crète, 12 € dans les îles grecque. Le ravitaillement a aussi un prix selon l'escale. Mon "étalon" est le prix du kilo de tomates rondes, car c'est le seul produit que nous avons trouvé sur tous les marchés : 3,20 € dans une ville touristique de Sardaigne, 1 € à Palerme (Sicile), 0, 25 € en Tunisie Un budget : Voyager a un coût. Et budgétiser un voyage sur six mois est différent de celui prévu pour un séjour de quinze jours de vacances. Pour ce qui me concerne, j'ai demandé une participation de 10 € par jour par équipier, qui, pour un équipage de quatre fait un budget de 1200 € par mois.( Alimentation, marinas et ports, carburant, sorties cohésion, taxe de séjour, franchissement de canal, réparations etc...) Le montant total déboursé durant ce périple se monte à : 10 960 €. La différence est prise en charge par l'organisateur du voyage et propriétaire du voilier. Que fait-on en escale ? : - On court au marché et au super "market" local. - On entretient et on nettoie notre voilier. - On court au "Cyber" lire son courrier. - On déambule au centre-ville avec un arrêt au glacier. Au mouillage - On se baigne. - On pêche ! - On se baigne - On fait la sieste. - On se baigne Bien entendu, si la ville ou l'escale présentent une architecture spécifique, un paysage intéressant ou rassemblent des curiosités nous ne manquons pas de les visiter ou de les parcourir. (Palerme, Éoliennes, Malte, île de Kalimnos en Grèce)
Et donc en résumé: La côte espagnole : Privilégier les ports aux marinas. Baléares : Éviter Ciudadéla (île de Minorque), Préférez Port Mahon Tunisie : Préférer les ports de Tabarka ou de Kélibia au côté artificiel et mercantile de Sidi Boussaid. Sicile : Des îles, des îlots et des mouillages sympas. Inutile d'aller sur l'île de Stromboli. "Circulez, y a rien à voir". Italie continentale : Côte ouest de la Calabre à fuir (de Messine à Reggio) Découvrez la côte est. Grèce : Des mouillages de rêve; des années pour tous les visiter. Des petit ports accueillants et des prix raisonnables. Turquie : Doit faire l'objet d'un voyage spécifique. Mais fuir les pôles touristiques et les marinas ghettoïsées. Malte : Une escale sympa. Corse : A visiter au printemps ou en automne, mais certainement pas en été, à moins que vous souhaitiez entremêler votre chaîne avec vos voisins dans un mouillage encombré.
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