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Mai 2008
Voilier : Camerone
Skipper: Marcus
Equipiers: Alexandre
Parcours :
Tunisie-> Sicile
Evénements principaux
:
Débarquement de l'équipier Antoine.
Embarquement de l'équipier Baptiste
Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet - Aout - Septembre - Octobre
Les voyages se suivent mais ne se ressemblent pas. Mais c'est chaque fois une nouvelle aventure et de nouvelles découvertes.
![]() Des eaux brulantes ![]() Le marché de Bizerte : Cherchez la ressemblance
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Nous serons restés un mois sur la terre
africaine. Ce qui à chaque fois voyage s'apparentait à une simple escale fut cette année un bain prolongé en Tunisie. Camerone resta donc attaché à ses amarres le long du quai du petit port de Tabarka, alors que le skipper s'inséra dans la vie tunisienne. Pendant qu'Alex retrouvait au cœur du pays les traces de son enfance. (son récit à venir). Marcus quitta seul à bord de Camerone Tabarka le 7 mai sous les adieux de ses amis tunisiens. Franchir le cap blanc vers quatre heure du matin fut stressant pour notre skipper. Le vent fort accentuait la dérive vers les côtes rocheuses. Et Camerone se frayait sa route dans une nuit totalement opaque. Il fallut se fier au GPS et au radar, car les roches ou les ilots émergeants ne sont pas signalés. Et plus d'un bateau ont coulé dans le coin. Au petit matin, dans un vent glacial, Camerone s'amarra sur un ponton "branlant" du port de Bizerte. Le temps était couvert. Il faisait froid. Le lendemain Alex rejoignait le bord la tête pleine de souvenirs. Marcus était content de retrouver son unique équipier après une absence de trois semaines. Il est vrai qu'il aurait aimé accompagner Alex dans son périple, mais il n'eut pas été raisonnable de laisser seul durant si longtemps le voilier à quai. Alex, tenant absolument emmener Marcus dans des sources d'eau chaude, nous nous lançâmes dans un périple routier fait de Taxis brousse, d'abord, pour atteindre Tunis puis la petite ville de Corbus non loin du cap Bon. Un temps volontaire pour s'immerger sous le torrent brulant (70°), Marcus se contenta de filmer le bain d'Alex. Par contre, il ne serait pas dit que nous quitterions la Tunisie sans un passage aux bains traditionnels. Après avoir déjeuner dans un petit restaurant, nous gagnâmes les deux entrées du bain populaire. A gauche, il nous fut proposé tout un tas de services allant du bain de boue, au massage. Nous choisîmes de suivre les nombreux hommes qui franchissaient la porte de droite. Il est difficile de décrire le lieu où nous pénétrâmes. A la fois cave aux murs carrelés et sauna glauque. Nous nous déshabillâmes et vêtus de notre slip de bain, nous suivîmes..la foule masculine qui se pressait dans les différentes pièces. Agissant à l'imitation, nous nous munîmes de notre savon pour, pensions-nous gagner les douches. Erreur, on ne se lavait que les cheveux. On nous expliqua cet acte en rapport avec la religion. Car effectivement, et nous comprimes que le bain de vendredi était un moment important avant la prière. Voilà pourquoi il y avait affluence dans l'unique jaccousi de 3m sur 3. Donc, va pour le champoing. Pas de douche. Deux robinets, des sceaux, et des fonds de bouteilles d'eau en plastique pour s'asperger. Nous gagnons ensuite la deuxième pièce. Alex, le plus téméraire n'hésite pas à s'immerger dans le bain entre deux gros tunisiens. Marcus reste prudent sur le bord, ne plongeant que le bout de ses pieds dans une eau quelque peu trouble. Ce fut une expérience, et Marcus décida qu'elle resterait unique. Le soleil nous faisait toujours défaut. Nous sommes mis à envier la météo française qui nous annonçait sur les ondes des températures de vingt six degrés. Après avoir attendu un vent porteur, nous quittâmes la Tunisie le 13 mai en début de matinée. Le ciel était couvert et menaçant. Toute voile dehors, les milles s'additionnait à plus de sept nœuds. En fin d'après midi, le pilote donna des signes inquiétants de disfonctionnement. Impossible de poursuivre sous pilote automatique. Il fallut prendre la barre. Ce qui ne satisfit pas Alex en rupture avec son estomac. Durant la nuit la pluie tomba froide. Marcus, détermina la nature de la panne. Et il s'en incomba la responsabilité. En effet, le même problème était survenu deux ans auparavant lors de la liaison de Malte à Monastir. Et ils avaient fait effectuer une réparation sommaire qui a pourtant tenue deux ans. La question était de savoir dans quel port de Sicile ils pourraient trouver un chaudronnier capable de confectionner une pièce en acier inoxydable ? Tout d'abord, en tenant compte du sens du vent, Marcus choisi de rallier le port de Marsala sur la côte ouest de la Sicile. Dans la nuit, le vent "refusant", il se résout à gagner Trapani au nord ouest. Dans la matinée, Nous mouillions dans l'avant port.. Un déjeuner rapide, puis la pièce défectueuse à la main, nous gagnons le petit chantier naval tout proche. Un sympathique italien nous accueille, et comprend rapidement sans aucune explication notre problème. - Revenez demain après midi, la pièce sera confectionnée. Marcus est perplexe. peut être n'a t-il pas bien compris, et qu'il ne s'agit alors que de la réponse sur la faisabilité du travail. Car d'expérience, en France, après avoir trouvé l'atelier compétent, il faudrait compter un délai de huit jours. Quand le lendemain Marcus se présente au bureau du chantier sans trop d'illusion, le patron lui présente avec enthousiasme la pièce neuve. Marcus est sans voix. Le travail est impeccable. Et le prix modique. Et donc, dès le lendemain, nous quittons Trapani. Le soleil daigne se monter généreux. Nous longeons tranquillement les côtes siciliennes. Nous effectuons plusieurs bords, nous adaptant aux vents thermiques, qui conditionnent la navigation côtière. Nous lâchons notre ancre devant la plage de la ville de San Lupo, face au petit port de pêche. Une petite baignade dans une eau translucide, diner quand le vent marin disparu nous laissant à la merci d'une houle qui se mit à nous balancer fortement et même très énergiquement. Pas question de dormir dans ces conditions. Marcus avait déjà repéré le ponton de la pompe à carburant où seuls les 14m de Camerone pouvait s'amarrer et se mettre ainsi à l'abri. Nous entamâmes la remontée de l'ancre, quand le vent revint instantanément. Camerone se remis face à celui ci et du même coup la houle se confondit avec la mer du vent. Nous pouvions aller nous coucher tranquille. Sachant que nous devions être à Palerme le 20 mai pour récupérer un nouvel équipier, nous pouvions encore passer une nuit au mouillage. Nous nous arrêtâmes dans le minuscule port de Tarrasini En fait nous jetâmes l'ancre dans l'avant port et portâmes une amarre sur la digue. Nous effectuâmes quelques achats pour la cambuse et en profitions pour déguster une bonne glace italienne sur la place du village. Alex passa quelques appels dans sa famille alors que Marcus regagna le port au moment ou le vent marin se mit à souffler. Au loin, il vit Camerone secouer par les vagues qui pénétraient dans le port. Très vite il compris qu'il fallait sortir de ce piège que le vent du nord leur tenait. En effet, l'entrée du port faisait office d'effet Venturi (action renforcée du vent, dû à un resserrement ou à un goulet). Sans attendre le retour d'Alex, Marcus remonta l'ancre et sorti le voilier de la nasse. Il alla mouiller devant la plage à proximité.
Le lendemain, nous atteignons en soirée
le grand port de Palerme. Nous nous glissons dans le port commercial
jusqu'au ponton du yacht club méditerranéo. Aucune place. Le ponton du môle
carburant nous accueille pour la nuit. La suite, aux îles Eolienne avec Alex et Bat. A suivre.... |

Equipier embarquant
Le même deux mois plus tard
Les nouvelles se font rares,
nous en sommes conscients. Mais durant ce voyage, nous privilégions les
mouillages.
Donc ni électricité, ni de cyber pour internet. Et la prochaine mise à
jour devrait avoir lieu en Sardaigne dans deux semaines...
Environ.
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Nous avons attendu plusieurs jours un
vent porteur pour quitter la côte nord de la Sicile et atteindre les îles
Eoliennes et la première d'entre elles: Volcano.
Auparavant, mouillés dans la baie aux
pieds de la ville de Cefallu, nous avons eu loisirs de visiter cette cité
très touristique avec sa cathédrale du XII siècle et ses anciennes
fortifications au sommet d'un promontoire rocheux qui la domine. Merveilleuse île de Salinas, encore
préservée, de l'envahissement touristique et qui converse sa beauté
sauvage et naturelle. |