 Une vue extraordinaire sur une baie montagneuse
 On ne peut pas dire que l'on soit seul au ponton.
 C'est complet et en plus y a un incendie
 Voilà nos mouillages préférés et le plaisir de faire escale
 Et quand on peut concilier son autre passion : "c'est le pied"
Au cœur de la Turquie par l'équipier Maël
" Ce matin j'ai quitté le bord pour rejoindre a pied notre prochaine escale, c'est de la que je vous écris en attendant Camerone qui doit être coince dans la petole.
Cette rando me permet de prendre contact avec une Turquie plus profonde et traditionnelle. Le paysage dans cette région est aride, toujours des épineux qui offrent une maigre pitance aux quelques troupeaux de chèvres retournés à l'état sauvage après le départ des hommes. Il reste une ou deux maison habitées par de vieux bergers. J’ai essayé de discuter avec l'un d'entre eux mais la barrière de la langue reste infranchissable. Il remplissait des bidons d'eau qu'il tirait du puit. Son domaine est constitué de trois petites parcelles de terrain où il cultive du fourrage pour une trentaine de moutons, il habite seul une petite masure composée d'une pièce carrée de trois mètres de côté et de 1,60 m de haut. D’un côté une paillasse qui lui sert de lit à l'opposé une cheminée coincée dans un angle, un petit meuble sert à ranger les ustensiles de cuisine et la nourriture, le tout est éclairé par une petite fenêtre carrée de 20cm de côté, devant la maison un auvent est aménagé. Là sont entreposés ses outils rudimentaires. Les murs sont en pierre maçonnées à la chaux et le toit est plat posé sur une charpente de chêne et recouvert de 20cm de terre ou pousse de l'herbe sèche. Le tout est protégé du soleil par un beau chêne centenaire. Je croiserai une dizaine de ces maisons toutes abandonnées et en plus ou moins bon état .Cette terre se désertifie. Il est peut être le dernier dans le coin, mais son sourire, ses gestes de bienvenue me font croire qu'il n'est pas malheureux ici seul avec ses brebis. Je me sentais un peu gêné et n'ai pas osé prendre de photos, je me sentais bien assez con avec mes belle chaussures, mon sac à dos moderne devant ce berger qui avait surement fabriqué ses sandales lui même et portait des vêtements usés jusqu'a la corde... Je suis reparti après qu'il m'ait invité à partager un bol de lait de brebis et moi je lui donnais un boc de thé. Bon, rejoindre la ville après une telle rencontre vous donne l'impression de changer de siècle!! Ce pays est impressionnant de contrastes, distants de quelques km deux époques se côtoient l'une ne tardera pas à manger l'autre cela se fait doucement mais surement. Mais le sourire du berger exprimait tellement plus que le regard vide des gens de la ville... Difficile de dire qu'il serait bien que les gens restent dans leurs traditions, leurs masures et leurs troupeaux, on ne peut que leur souhaiter de connaitre les bienfaits de la civilisation, la culture, l'eau courante, l'électricité. Mais il faudrait qu'ils gardent ce sourire de gamin."
Equipier Maël. Bozborum 13 juillet 2007
 Un mouillage isolé
 Les hautes falaises d'où se précipite les rafales de vent La ville de Finika dans l'île de Santorin
 Amarrage difficile à une tonne sur l'île de Santorin
. ¯ En priant Dieu qu'il fit du vent....qu'il fit du vent. (G.Brassens)
Voilà plusieurs jours que j’attendais que l’espace marin s’ouvrît devant mon étrave. Ma carène couverte de salissures me démangeait. Depuis que l’on était au ponton de Chania en Crète, je me morfondais entre un gros yacht crétois et un cousin de chez Bénéteau. La mer demeurait plate. Pourtant, un matin, un frémissement sur le pont, je sentis les équipiers fébriles qui s’activaient autour de mes écoutes, mes drisses et mes amarres. Les préparatifs du départ s’organisaient. Nous quittâmes lentement le ponton et prîmes en direction de la pointe nord ouest de la Crète. J’étais impatient de retrouver mes copines les vagues avec lesquelles j’aimais danser et mon ami le vent quand il se montrait coopératif, et d’oublier le tumultueux Meltem qui s’était acharné sur mes gréements. Nous parcourûmes les premiers milles avec l’aide de mon moteur. Je m’entendais bien avec ce dernier. Je lui fournissais l’hélice qu’il entrainait au ralenti et me poussait à plus de deux nœuds, mais je préférais néanmoins le souffle du vent. J’avais surtout hâte que l’équipage libérât la voilure, qui, enroulé sur son étai pour le génois ou ferlée sur la bôme pour la grand’ voile trouvaient le vent long. Bien que la mer demeurât plate et qu’aucune risée ne vint troubler sa surface bleutée, je clapotais d’impétuosité. Mes drisses s’agitaient ensemble et venaient frapper le grand mât qui imperturbable ne renvoyait qu’un son mat. Vétus, le moteur, continuait de ronronner dans son coffre en recrachant régulièrement l’eau de mer qu’il avalait pour se refroidir. J’entendais les équipiers dans le cockpit qui discutaient sur la conduite à tenir : Fallait-il poursuivre ainsi notre route avec le moteur dans l’attente hypothétique du vent salvateur ou prendre un mouillage le plus prêt. La deuxième solution fut privilégiée car le safran m’indiqua un nouveau cap. Je m’introduisis dans une faille étroite de la côte rocheuse et nous y passâmes la nuit.
 Un petit mouillage sympa
Le lendemain matin, alors que le jour se levait à peine, nous entamions notre deuxième jour de voyage en direction de l’île de Malte. Le vent était du nord ouest, mais son souffle fut modeste. La grand’ voile venait d’être étarquée et elle faisait de gros efforts pour rester gonflée. J’avançais doucement. A son tour le génois fut envoyé et semblait mieux profiter du peu d’air dans sa toile. - Aller la grand’ voile, et toi aussi le génois, il faut pousser maintenant, notre route est encore longue : plus de 450 milles. J’ai besoin de vous. Lentement, presque imperceptiblement, la mer se fendait devant ma proue et m’ouvrait la route de Malte. Au cours de la journée, et tenant compte de la direction défavorable du vent, notre progression fut erratique. Des changements de bord furent fréquents. Par moments, nous nous éloignâmes de Malte et l’île grecque d’Anticythère se profila sous le génois. Et puis le peu de vent disparu totalement, laissant pendants et désemparés grand’ voile et génois qu’il fallut affaler pour l’une et enrouler pour l’autre. Vétus, encore tiède, repris son ronronnement lancinant.
 Pétole quand tu nous tiens. | | Nous aurons passé deux journées inoubliables sur ces falaises qui méritent bien leur nouvelle renommée et l'engouement des grimpeurs du monde entier. Sans être des spécialistes, nous avons pu découvrir pour certains ou redécouvrir pour d'autres des sensations et des émotions que seule procure l'escalade en falaise. Bien entendu, nous avons bénéficié de l'expérience et de la compétence de Maël qui a su nous amener par une bonne pédagogie à nous découvrir ou à nous surpasser. Je n'en veux pour preuve comment Tito se battit avec acharnement sur une voie difficile et qu'il vainquit après un premier échec. C'est encore Jon, qui à l'aune de son inexpérience réussi à ouvrir une voie en tête.
Nous avons quitté un peu rapidement et peut être même prématurément ce paradis de la "grimpe", mais notre nouveau "compagnon": le Meltem, était annoncé avec des vents à trente nœuds. C'est donc avec ce dernier sur notre travers, soufflant en fortes rafales que nous avons touché les côtes turques et que nous sommes amarrés dans la grande marina du port de Bodrum.
Aux portes de la Turquie.
Nous ne resterons qu'à la porte de ce grand pays qu'est la Turquie. Et nous ne verrons que la côte touristique et mercantile. Nous sommes certes déçus, mais à bien y réfléchir, arrivant en bateau pour un cours séjour, nous ne pouvions espérer découvrir les trésors de ce pays. Car nous avons deux contraintes : Un port d'entrée pour les formalités administratives et un port de sortie, et un vent de nord ouest avec lequel l'on doit compter pour repartir vers la Grèce.
Nous sommes donc arrivés dans la marina du port de Bodrum un jour de grand vent et à l'heure où la plupart des bateaux de transport de touristes rentrait de leur croisière journalière. Nous avons dû louvoyer à l'intérieur du port en prenant garde à ne pas être heurté par une de ces grosses barcasses qui filent très vite vers leur ponton habituel sans se préoccuper d'un petit voilier étranger. Nous nous sommes enfin amarrés avec l'aide des personnels de la marina qui nous ont facilité notre manœuvre tant les rafales étaient violentes et l'espace restreint.
A ce stade de notre journal, je me permettrais ici d'ouvrir une parenthèse pour vous décrire la marina dans laquelle nous venons d'arriver. Non qu'elle présente une spécificité particulière, mais simplement qu'elle est le type même de parking pour bateau que nous exécrons. Toutefois, je concède que l'on peut apprécier et même rechercher ce type de d'hébergement. Mais pour notre part, nous fuyons quand cela est possible ce genre de marina "ghetto" où la notion d'enfermement peut être évoquée.
"Ceinturée par des barrières, on y pénètre de l'extérieur par une entrée contrôlée par des personnels de sécurité. Caméras de surveillance, nombreux personnel en uniforme, langue anglaise imposée. Tous les besoins du plaisancier sont à sa dispositions dans des magasins dans l'enceinte de la marina. Bien entendu, nous concernant, nous n'avons pas de besoins particuliers pour aller faire nos achats dans un magasin de "Diesel", "Cacharel", "Dior", ou le grand bijoutier de l'angle. Et nous ne pouvons non plus déguster la cuisine occidentale du très select "Club nautique". Nous avons cependant à bord de Camerone profité d'un accès internet par le réseau Wifi de la marina." Sans oublié les longs moments passés aux sanitaires rutilantes et climatisées. Mais nous aurions préféré moins de luxe et un prix moins prohibitif dans un pays qui tend à attirer le tourisme plaisancier"
Le long des quais, ce n'est, du reste comme dans la plupart des ports qu'une suite de restaurants avec leur menu et leurs personnels racoleur. Nous avons franchi le poste d'entrée alors qu'un préposé à la surveillance eut regardé avec suspicion notre équipier Jon, pour nous diriger vers le centre ville de Bodrum et y trouver si possible le cœur de la cité et enfin découvrir le vrai visage de la Turquie. Nous avons marché et atteint la zone des petits commerces, là où l'on trouve habituellement des petits "restos" très simples et pas trop chers comme les décrit le "guide du routard". Nous nous sommes attablés dans l'un de ceux ci. Un décors très rustique avec un filet de pêche et quelques photos de célébrités turques. Pas de carte ou de menu. Quelques plats sur un présentoir et votre choix est fait pour le hors d'œuvre. Pour le plat principal essentiellement à base de poissons, il suffit que nous nous déplacions dans la boutique du poissonnier à coté pour faire notre choix. Quelques minutes plus tard, notre poisson arrive dans notre assiette grillé. Entre temps nous aurons cédé au traditionnel apéritif anisé qu'est le "raki". Tout cela est excellent et typiquement local comme nous le recherchions ? Et bien pas tant que cela. Nous aurons payé très cher pour une pauvre dorade bien isolée dans nos assiettes et que nous aurions pu cuisiner à bord de Camerone pour quatre fois moins cher. Vous l'aurez compris, nos premiers pas en Turquie ne nous auront pas "emballé" . Nous avons donc quitté très vite Bodrum, ville de et pour les touristes pour une succession de petits mouillages souvent dans un décors désertique et loin de toute activités touristiques. Nous avons passé de longs moments dans une eau chaude et claire, sur des parois rocheuses pour nos équipiers grimpeurs ainsi qu'à suivre quelques sentiers de chèvres pour découvrir la campagne Turque et ses petits villages abandonnés où ne subsiste plus qu'un berger isolé.
 Maison de berger
 Paysage des côtes sud est de Turquie  Terre aride : l'eau au cœur de la vie
Nous avons atteint le 13 juillet 2007 le méridien 28, et donc notre position la plus à l'est pour ce voyage. Dans quelques heures Camerone tournera sa proue vers l'ouest. Et déjà nous entamerons notre itinéraire de retour. Mais pour le moment, nous continuons à croiser dans ces eaux chaudes et merveilleuses.
Nous avons durant une semaine longé les côtes découpées entre Datça et Bozborum (Turquie), laissant filer notre ancre lorsque l'eau claire d'une crique, d'une baie, la nature déserte et sauvage nous attiraient pour une baignade, une balade ou tout simplement un long moment de détente et de réflexion. Le meltem, qui durant juillet atteint sa puissance maximum est désormais omniprésent et nous oblige à faire avec lui. Comme cela fut le cas lorsque nous quittâmes Bozborum pour rallier Datça. Nous dûmes faire une escale sur l'île grecque de Simi pour nous abriter. Nous mouillâmes dans une étroite échancrure sauvage et majestueuse entourée de hautes falaises particulièrement abruptes que les "grimpeurs" de Camerone entreprirent d'escalader. Mais ce merveilleux mouillage présentait un inconvénient que nous découvrîmes dès la fin de l'après midi : De violentes rafales de vent tombaient du haut des falaises et s'abattaient en bourrasque sur notre voilier. Marcus et Tito durent mouiller une deuxième ancre pour être certain que Camerone ne déraperait pas et n'irait pas s'échouer sur la plage toute proche. Durant la nuit, l'équipage resta à l'écoute d'une ancre qui chasserait. Mais il n'en fut rien et dès le levé du jour et alors que le vent soufflait encore fort, nous réprimes notre route vers l'ouest et notre dernière escale dans les Cyclades : La célèbre île de Santorin. Nous supposons franchir les 90 milles en moins de 24h. Mais c'était sans compter avec les facéties de notre "ami" le meltem. Celui ci fut particulièrement actif et nous obligea à réduire au maximum notre voilure et Camerone à se coucher sous la force de ses rafales. Nous décidâmes en fin d'après midi de ne pas poursuivre cette route épuisante pour l'équipage et notre voilier soumis aux coups de boutoir de la mer, et de chercher un refuge sous le vent d'un petit îlot isolé. Le lendemain matin, le vent était encore fort, et nous étions à plus de 80 milles de Santorin. Nous réprimes notre route toujours sous voilure réduite. Nous fîmes une nouvelle escale sur l'ile d'Astipalia. Et ce n'est que le jour suivant dans l'après midi que nous pénétrâmes dans le cratère de Santorin. Images d'une exceptionnelle beauté en voyant ces hautes falaises de lave et ces maisons blanches accrochées au sommet. Une montée par les marches jusqu'au sommet et une visite de la ville de Finika, puis vers midi nous poursuivons jusqu'à Thiria la grande ville de l'île. Compte tenu que les fonds avoisinent les 300 mètres, il n'est pas question d'ancrage. Donc il faut trouver une place libre sur une grosse tonne (bouée d'encrage métallique). Les quelques places sur les bouées étant occupées, trois en l'occurrence, il faut se mettre à couple avec un autre bateau. Ce qui implique de porter une amarre à terre. Nous ne resterons que quelques heures; ce soir nous naviguerons en direction de la Crète.
C'est surtout l'absence de vent régulier qui caractérisera cette liaison entre Santorin et la ville de Chania(Knania) à l'extrémité ouest de la Crète.. Et quand nous avions droit à un souffle, c'est dans le "pif" comme disent les marins que nous l'avions, ce qui impliqua quelques "bords".
Nous sommes donc à cet instant, où les petits doigts du rédacteur du présent journal courent sur le clavier de son micro à bord de Camerone derrière la table à cartes où les chiffres du thermomètre électronique indiquent 35°, amarrés au quai du port de Chania.
Les prévisions météorologiques nous situent une fenêtre météo favorable le 23 juillet pour rallier l'île de Malte, notre prochaine étape à près de 500 milles de là.
Compte tenu d'une rapide escale à Malte, ce n'est que de Tunisie que nous pourrons poursuivre notre journal de marche.
 Moulin de Santorin
 Attention au cathédrale aquatique
Vers trois heures du matin le baromètre indiqua une chute de cinq hectopascals. Le vent se renforça progressivement pour atteindre quinze puis vingt nœuds. Ce fut l’excitation à bord. Les voiles ne savaient plus où donner de la toile. Mon gréement s’étirait sous la pression des rafales. Même le mât s’incurva. Je pris de la vitesse. J’exultais. Je sautais d’une vague sur l’autre, venant taper allègrement leur crête en faisant raisonner l’ensemble de ma carène. Bien vite l’équipage s’activa. La grand’ voile fut réduite. Je continuais pourtant à bondir sur les flots tumultueux à plus de sept nœuds. Puis ce fut le tour du génois d’être enroulé d’un bon tiers. Il manifesta sa réprobation en résistant à son enroulement en mobilisant trois équipiers. Bientôt la trinquette légère et facétieuse se substitua au génois qui fut totalement enroulé. Je n’en continuais pas moins ma route à pleine vitesse. La distance vers Malte diminuait rapidement. Les quarts des équipiers se succédaient dans la quiétude, Raymond, le pilote assurant tout le boulot à la barre. Marcus pourtant surveillait avec inquiétude le niveau électrique des batteries qui chutait pendant que le moteur du frigo tournait pour refroidir la bière et le vin dans le frigo du bord et que Raymond réclamait de plus en plus de watts pour maintenir notre cap. Marcus finit par couper le frigo. Conscient du drame qui se déroulait pour le vin dans le frigo, Tito, faisant montre d’un courage exemplaire et pour sauver son vin se substitua à Raymond et prit la barre durant trois heures en établissant le record de milles parcourus durant ce temps : 21 milles à une moyenne de plus de 7 nœuds.
 En direction de l'île de Malte 469 milles plus loin (845Km)
Les jours passèrent avec leurs alternances de vent et de dévente. La vie du bord s’était organisée entre les quarts, les servitudes à la cuisine et le sommeil. A ce stade, Maël conserva toujours le maillot jaune de la couchette, réussissant à dormir plus de seize heures par jour. Le temps estimé pour cette traversée s’avéra plus long que prévu et les vivres frais vinrent à manquer. Il fallut se résoudre à se tourner vers les boîtages. Le temps du rationnement n’était pas encore arrivé, bien que le pain fût déjà moisi et que seul Maël continuât imperturbablement à consommer. Profitant de cette pénurie passagère, Marcus espérait bien « placer » ses boites de saucisses aux lentilles et de tartiflette de chez lidl achetées lors de la transat de 2005. Mais devant le front unanime du refus de l’équipage et ne voulant par finir comme le capitaine du Bounty, il dût se résoudre à ranger au fond du coffre ses boites.
Au septième jour, l’île de Malte apparut dans un halo nuageux. Il faudra une nouvelle fois réveiller Vétus pour qu’il vienne appuyer grand’ voile et génois. A six heures, Tito prit la barre, pendant que Marcus qui n’avait pas fermé l’œil de la nuit et Jon, les dreadlocks en « vrac » après s’être accroché toute la nuit au montant de sa couchette pour ne pas en chuter, mettaient les parbattages le long de ma carène, alors que les premières citadelles de la Valette défilaient sur mon bâbord.
 L'entrée dans le port de la Valette (Ile de Malte
Nous terminions de tendre les amarres sur un ponton de la marina, alors que Maël émergeait la tête du cockpit. - C’à y est, on est arrivé ?
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